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Actus

3/02/2012

Guadeloupe

Harry Roselmack retourne au collège

Avant Sonia Rolland, c’est le journaliste phare de TF1 Harry Roselmack qui est venu à la rencontre des collégiens mornaliens. Un défilé de stars inhabituel qui a enchanté le jeune public.

« Ça fait du bien de revenir » , lâche Harry Roselmack, au terme d’une discussion à bâtons rompus au collègeCharles-de-Gaulle. L’homme de télévision d’origine martiniquaise est connu pour avoir présenté le JT de 20 heures sur la première chaîne, et pour son « bébé » , Harry Roselmack en immersion, qui l’a vu crapahuter avec les soldats français en Afghanistan,ou les SDF l’hiver à Paris. Hier matin, il a rendu visite au collège de Morne-à-l’Eau dans le cadre du Femi, festival de cinéma programmé sur l’archipel. Il a rencontré des élèves de CM2, de sixième, avant de s’entretenir avec des élèves de cinquième et de troisième, qui s’étaient rendus à l’entretien avec toute une batterie de questions sous le bras. Les rôles sont inversés, et l’interviewé se prête avec plaisir au jeu. Il y a eu des phrases attendues - « Présenter le 20 heures a été un grand plaisir » et des confidences sincères : « Je n’ai pas tellement galéré, ça n’a pas été extrêmement difficile de trouver un travail » . L’homme a détaillé son parcours, lui qui est né à Tours en 1973, et qui a connu sa première expérience journalistique en animant une émission sur une radio antillaise dans laquelle officiait son père. « Je me souviens, je découpais les brèves dans le France-Antilles que me ramenait mon père pour alimenter mes sujets » . Après avoir travaillé à la Poste un temps, celui qui a d’abord étudié l’histoire, explique avoir embrassé le journalisme pour ensuite revenir à ses premiers amours, la radio, via Media Tropical. Puis le journaliste intègre France Info avant que la chaîne TF1 ne lui fasse du pied.

« IL FAUT AIMER LES GENS » « C’est un métier où on ne peut pas s’ennuyer, mais c’est surtout un métier où il faut aimer les gens » explique-t-il face à un parterre d’élèves attentifs, avides de questions. Le journaliste, âgé de 38 ans, a livré sa vision du travail : « Notre rôle est d’éduquer la société française sur sa diversité » , rappelant au passage que « l’objectivité totale n’existe pas » . À un élève lui demandant clairement s’il était possible de mener un travail journalistique objectif en travaillant pour la première chaîne, Harry Roselmack répond : « On ne m’a jamais appelé à TF1 pour me dire : « ne dis pas ça » » . Rebondissant sur le sujet, il a pris soin de mettre en garde les élèves sur la manipulation de l’image : « Attention aux gens qui essaient de vous manipuler » . Admettant cultiver le doute pour conserver une ouverture d’esprit, et expliquant « revisionner dix fois un reportage » avant sa diffusion, le journaliste a rappelé cette qualité de juger seulement ce que l’on connaît : « Détestez les gens si vous voulez, mais alors faites-le en connaissance de cause » . À un autre élève qui lui demande s’il est plus difficile d’être journaliste en France lorsque l’on est noir, il répond que « les temps changent, les choses s’améliorent petit à petit » .

À la sortie de cette discussion, le journaliste, entre deux séances photos avec les élèves, avoue avoir eu à répondre « à des questions de pros, telles que j’aurais pu en poser. On a vraiment balayé le sujet à fond » .

Source : FranceAntilles



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