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Par Danik I. Zandwonis CARIBCREOLE.COM
Oui, je sais, je ne vais pas me faire que des amis chez nos Obamaniacs qui se mobilisent en Guadeloupe, à Paris, en Martinique, avec tellement d’énergie, que j’en viens à me demander s’ils croient vraiment pouvoir peser sur l’élection... L’autre soir, j’ai même entendu sur RFO, un animateur de Canal 10, très proche d’un « comité Obama Guadeloupe », regretter qu’il ne puisse lui même participer aux élections américaines. Last but not least, José Toribio, le maire socialiste du Lamentin, serait même sur le point d’organise un « charter le 4 novembre » pour aller sur place porter son soutien a Obama.
Qui dit mieux ?
Là ça commence à devenir pathétique. Je comprends bien que la possible l’élection d’un noir? à la Maison Blanche puisse être comme une manière d’évènement ethnico-politique, mais faut tout de même se calmer
Avant moi, des dizaines de fins analystes ont déjà dit et écrit qu’outre le symbole Black, Obama, ne pourra guère influer sur la politique américaine.
Fidel Castro, qui doit un peu s’ennuyer depuis qu’il a transmis pouvoir à son frangin, disait la semaine dernière qu’il « préférait Obama à Mac Cain », qu’il considère comme un nul? Bon et alors ? Castro, prend de l’avance et « fixe » déjà Obama, car ce dernier, serait croit-on, prêt à assouplir l’embargo US qui dure depuis 1962 !
Mais vu de Fort de France ou de Pointe-à-Pitre, en quoi une éventuelle élection d’Obama, pourrait influer sur notre quotidien de colonisés français ? Essayons d’être « objectif ». D’abord, sur le plan, américano-américain, Obama, pourra-t-il déjà changer la donne dans son propre pays ? En matière de politique extérieure, Obama, ne sera pas un Black président de cinéma, une sorte de Morgan Freeman, ou un Denzel Washington, proche des thèses tiers-mondistes ou se rangeant sur les positions des pays du Sud. Il ne faut pas s’y attendre. Obama n’est rien d’autre qu’un pur produit du système américain, il ne peut guère s'en écarter. Il risque, en cas d’élection, d’être tout simplement, un président états-unien un peu plus « coloré » que les autres. Obama, risque-t-il de soulager la peine du peuple Porto Ricain, qui réclame son indépendance ? La réponse est non. Obama, sera-t-il l’ami de Chavez, au point de changer la vision belliciste des USA à l’égard du Venezuela ? C’est aussi non.
Obama peut-il forcer la main des faucons Israéliens, en les obligeant à libérer les zones occupées dans les colonies juives ou alors à abandonner Jérusalem aux Palestiniens ? La encore, la réponse est encore non. Les soldats américains vont-ils quitter l’Afghânistân ? Obama ne peut pas, par sa seule blackitude, inverser le cours d e l’histoire états-unienne
Poussons jusqu’à l’absurde. Obama, sensibilisé par le soutien massif des populations Cari-Guadeloupéennes, ou Cari-Martiniquaises, ira-t-il, en guise de reconnaissance, jusqu'à demander au gouvernement français de réduire sa voilure coloniale ? A votre avis ?
Et nous pourrions ainsi égrener un chapelet des questions sensibles, prouvant qu’il ne reste plus que la dimension raciale, psycho affective, la revanche sur l’histoire.
Un africain-américain, pas vraiment un petit fils d’esclave, à la tête du pays de William Lynch et du Klu Klux Klan. OK c’est un vrai événement. Ouais,bon , mais à part ça.. ?
Y’a bon. Barack !
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