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vu sur le site officiel de de fwans menti (france antilles) ........ Dimanche, une touriste s'est faite agresser à Pointe-à-Pitre. La compagnie Holland America Cruise Line annule les escales du Maasdam pour la saison 2008-2009. Le PAG évalue le préjudice à 700 000 euros.
Elle marchait dans les rues de Pointe-à-Pitre. Cette touriste américaine descendue du paquebot Maasdam, ne pensait pas qu'elle pouvait courir un risque quelconque quand elle s'est retrouvée angle du quai Lefèvre-rue Lamartine. Là, elle a été agressée par un individu dénué de scrupules. La brigade anti-criminalité n'était pas loin et elle est intervenue. Trop tard pour rassurer la dame, étouffer ce qui, au fil des heures, a été pris, pour la compagnie maritime comme un affront.
Le lendemain, tandis que le paquebot gagnait des contrées sans doute plus accueillantes, le port autonome recevait un courrier de Holland America Cruise Line annulant les prochaines escales à Pointe-à-Pitre. « Pour nous, c'est huit escale en moins, dix pour cent de la saison 2008-2009 en terme d'escales, 15 000 touristes de croisière de moins, soit une perte sèche de 700 000 euros. Ce n'est pas rien. » Laurent Martens, directeur général du port autonome, est effondré.
il poursuit : « La question que nous devons peut-être nous poser est celled e l'escale du dimanche. En semaine, tout est bon. Il y a du monde dans les rues, c'est dissuasif contre les agressions. Le dimanche, les touristes se promènent parfois seuls dans les rues désertes... Les commerces sont fermés. On nous a même dit que le dimanche, c'était une escale... bidon ! »
« Nos équipes travaillent bien pour faire revenir des paquebots à Pointe-à-Pitre après plusieurs années difficiles. Le marché est terriblement dur dans la zone où il y a la concurrence de Santo Domingo, de Cuba, des îles anglaises voisines qui s'y sont mises. Un incident, car il s'agit d'un simple incident, une agression, comme il s'en commet partout dans tous les ports du monde... et c'est la Guadeloupe comme escale de croisière qui est touchée », explique-t-il.
« Un rude coup porté à notre destination »
Marc Gautier, directeur des ports : « Qu'allons-nous dire au prochain Salon international de la croisière, à Gènes ? Que nous sommes désolés ? Ils s'en moquent. Non, c'est un rude coup porté à notre destination. Des années d'efforts démolis en quelques minutes, par le fait d'un seul individu. C'est rageant ! »
Marcel Renouf, sous-préfet, interpellé par nos soins, relativise tout en regrettant : « C'est un incident. D'ailleurs, la brigade anti-criminalité, qui n'était pas loin, est intervenue tout de suite pour mettre fin à l'agression. La touriste n'a pas été blessée. Elle a repris le bateau le soir même. »
Il affirme : « Nous connaissons le phénomène, nous y sommes sensibilisés. Il faut que l'escale d'un paquebot soit sécurisée. Cette saison, comme la saison passée, la police nationale a mis en place un dispositif avec des patrouilles pédestres et des patrouilles de voitures. En collaboration avec la police municipale, la police aux frontières, les douanes. Tout le monde participe... Nous ne pouvons, cependant, pas mettre un policier derrière chaque touriste. »
Reste que l'on ne reverra pas de sitôt le Maasdam dans nos eaux.
IL A DIT
Marcel Renouf, sous-préfet
Le risque zéro n'existe pas. Avec la chambre de commerce, la ville, les représentants des compagnies maritimes, nous avons mis en ?uvre un certain nombre de dispositifs de sécurisation de la saison de croisière. Il y a la présence des forces de l'ordre mais il y a aussi en projet, pour 2009, une vidéo-surveillance du centre-ville, financé par la ville et à 50% par l'Etat. Les compagnies maritimes doivent comprendre qu'une agression ne remet pas en cause la sécurité d'un site. Pointe-à-Pitre est une ville sûre. Moi, je propose que l'on fasse appelle à la jeunesse, par l'intermédiaire d'une association relais qui pourrait permettre que des jeunes, clairement identifiés par des tee-shirts spécifiques, soient sur le parcours d'une visite de Pointe-à-Pitre, afin de conseiller les croisiéristes et éviter qu'ils n'aillent dans certains quartiers. De même, avec la CCI et la ville, nous pourrions établir un système de commerces ouverts le dimanche, détenteur d'un logo spécifique, parce qu'ils auraient signé une charte les engageant à l'ouverture les dimanches et jours fériés, à avoir un personnel bilingue, à vendre des produits locaux...
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