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Grève du 5 décembre : pas de service minimum assuré dans les transports

27 novembre 2019 à 12h03 Par Arnaud Joly
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Crédit photo : Eric Feferberg/AFP

La grève du 5 décembre pourrait ne pas connaitre de service minimum dans les transports.

Pourrait-il n’y avoir aucun transport qui circule le 5 décembre ? Peut-être bien que oui. Rappelons qu’un mouvement social national contre la réforme des retraites est prévu le jeudi 5 décembre et la plupart des transports en commun pourrait être perturbés voire complètement fermées. Les syndicats annonce cette grève comme « illimitée », c’est-à-dire qu’elle est reconductible, et ce jusqu’au samedi 7 décembre au moins selon les syndicats.

Mais pourquoi il n’y aura pas de service minimum ? Dans la loi de 2007, les transports publics doivent certes respecter un « service minimum », ce qui nécessite que les grévistes informent leur employeur de leur cessation de travail au moins 48 heures à l’avance. Ce qui est différent, à l’instar des hôpitaux ou des pompiers, le texte notifie que le service minimum ne permet pas de garder des salariés en cas de crise. Il n’y a donc pas d’obligation d’avoir une desserte minimum dans les transports.

Du côté des politiques, surtout du côté de la droite, ça grince des dents. La présidente de la région Ile-de-France et présidente d’Ile-de-France Mobilités, Valérie Pécresse réclame une instauration d’un « service minimum garanti ». Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, soutient la proposition de Valérie Pécresse et s’est exprimé devant nos confrères du JDD. Il a déclaré qu’il allait déposer, d’ici le 5 décembre, une proposition de loi permettant qu’« en cas de mouvement massif », les transports en commun pussent opter pour « la réquisition de personnels grévistes ». Ce qui garantirait selon lui, « un tiers du trafic quotidien aux heures de pointe, c’est-à-dire le matin et le soir » alors que « ce sont désormais des millions de Français qui utilisent au quotidien » les transports publics.

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, lui a répondu en disant qu’on ne pouvait pas « inventer des règles pour le 5 décembre » en ajourant « Il y a des règles sur le service minimum. Qu’on les applique, pas plus, pas moins. »

Concernant le nombre de grévistes, nous ne le savons pas encore mais souvenons-nous que la précédente grève du 13 septembre avait connu dix des seize lignes du métro parisien coupées.

MISE A JOUR : En prévision du mouvement social du jeudi 5 décembre, la SNCF a supprimé sur son site la réservation et la vente de billets TGV et Intercités pour la période du 5 au 8 décembre prochain.