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Des masques grand public seront disponibles dès le 4 mai pour les Français

24 avril 2020 à 11h30 Par Arnaud Joly
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Crédit photo : AdobeStock

Les modalités de la distribution n’ont pas été révélées mais de nombreuses pistes sont étudiées. Une filière de fabrication de masques grand public en textile a été lancée.

Dans la perspective d'un début de déconfinement à partir du 11 mai prochain, le gouvernement français procèdera à de premières distributions de masques grand public à partir du 4 mai. C'est ce qu'annonce la secrétaire d'État à l'économie, Agnès Pannier-Runacher, dans un entretien aux Échos ce vendredi.

« L'État contribuera à doter en masques grand public les citoyens dès que possible par les canaux de distribution les mieux adaptés. De premières expérimentations seront faites à partir du 4 mai », explique la secrétaire d'Etat.

 « Plusieurs modes de distribution ont été identifiés pour permettre à un maximum de Français d'y avoir accès. Le champ des possibles est très large et nous regardons toutes les hypothèses : pharmaciens, mairies, grande distribution, buralistes, plateforme Afnor, e-commerce, etc. », ajoute-t-elle.

« Bientôt plus de 25 millions de masques produits chaque semaine »

Pour autant, « il reste à trancher des questions : comment éviter un phénomène de surstockage par certains au risque de provoquer des ruptures locales d'approvisionnement ? Comment s'appuyer sur les collectivités locales ? », s'interroge Agnès Pannier-Runacher.

Elle précise que ces questions seront arbitrées dans le cadre du plan de déconfinement que prépare Jean Castex. Pour l'heure, le gouvernement a « initié une filière de fabrication de masques grand public en textile, le plus souvent lavables et réutilisables », souligne-t-elle, affirmant que la production a atteint plus de 10 millions de masques la semaine passée.

« Et l'approvisionnement, par la production française et les importations, va s'accroître rapidement pour dépasser 25 millions de masques lavables par semaine fin avril », poursuit-elle. Interrogée sur l'opportunité d'encadrer les prix de vente de ces masques, la secrétaire d'État indique que « ce n'est pas d'actualité ».