Insolite

Un mariage en visioconférence en Chine à cause du coronavirus

10 février 2020 à 14h38 Par Arnaud Joly
De retour en Chine, un couple de Singapour a dû célébrer son mariage à distance craignant d'être contaminés par le coronavirus.
Crédit photo : Reuters

De retour en Chine, un couple de Singapour a dû célébrer son mariage à distance. Craignant d’être contaminés par le coronavirus, les invités refusaient d’assister à leur union.

Ce n’est pas vraiment le bon timing pour passer sa lune de miel près de Wuhan, en Chine, en ce moment. C’est pourtant l’expérience qu’a vécue un couple de jeunes mariés qui venait de passer le Nouvel an chinois dans la province de Hunan, proche de celle de Hubei. Là où le coronavirus s’est propagé.

De retour à Singapour, Joseph Yew et son épouse, Kang Ting, avaient prévu de célébrer leur union dans la salle d’un hôtel, dimanche 2 février. Les 190 invités, eux, étaient moyennement emballés… Craignant d’être contaminés par le nouveau coronavirus qui sévit actuellement dans la région de Wuhan, ils ont tous, ou presque, décliné l’invitation.

Au-delà des appréhensions, une partie des convives résidant en Chine, pays d’origine de la jeune mariée, n’avait pas l’autorisation de se rendre à Singapour.

Pour l’hôtel, où le couple avait organisé sa cérémonie, pas question d’annuler. Seule solution pour les tourtereaux : célébrer leur union à distance… par visioconférence.

Pas de quoi freiner les jeunes mariés, bien décidés à convoler en justes noces. Ils ont donc échangé leurs vœux et porté un toast devant 110 spectateurs virtuels.

Moins chaleureuse qu’un mariage traditionnel, la visioconférence a tout de même permis aux invités de se glisser jusqu’à la chambre d’hôtel des nouveaux époux, où ils ont débouché le champagne face caméra.

Si certains convives se sont dits « choqués » par ce mariage en visioconférence, Joseph Yew préfère prendre les choses avec philosophie : « Nous n’étions pas tristes, juste un peu déçus, confie-t-il au site internet de la chaîne de télévision britannique BBC. Mais nous n’avions pas le choix, donc nous n’avons pas de regrets… »